Une ‘modération salariale’ au sein des entreprises

Lors d’une interview, Emmanuel Macron a expliqué sa volonté de relancer l’investissement en vue de consolider l’industrie. Il désire de ce fait aller plus loin avec la loi travail.

Selon le ministre de l’Économie, les dirigeants d’entreprises ne doivent pas prioriser la hausse des salaires. La priorité est au niveau de l’investissement productif, souligne-t-il. Le ministre constate que l’outil productif est en cours de rattraper son retard compétitivité/coût accumulé au cours des années 2000 grâce aux mesures gouvernementales. Cependant, il ajoute qu’on doit conserver l’effet de cette dévaluation fiscale. La solution, selon lui, c’est la modération salariale. Cela implique alors qu’il faut aller au-delà au niveau de la négociation collective, et ne pas se borner seulement au temps de travail, comme écrit dans la loi travail.

Le ministre de l’Économie explique qu’il ne faut pas seulement se contenter du salaire des employés, mais aussi des dirigeants. Il suggère une modération, car ces derniers doivent s’assurer de ne pas s’écarter de la réalité dans laquelle vit l’entreprise. Mais le ministre ne veut pas intervenir par voie législative. Il ne désire pas imposer une limitation de la rémunération par la loi puisque cette loi stipule qu’elle n’est pas en mesure d’imposer un plafond fixe pour les patrons.

D’après le ministre, il est du ressort des conseils d’administration d’imposer un niveau acceptable pour la rémunération. Mais le problème est qu’en France, les conseils d’administration ne respectent pas souvent les actionnaires. Pour le ministre, il est tout à fait envisageable de demander à l’assembler générale des actionnaires d’établir un plancher de rémunération.

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